Risques MajeursLes mesures de prévention du risque feux de forêt

  • La connaissance du risque

La sous-commission départementale pour la sécurité contre les risques d’incendie de forêts, landes, maquis et garrigue, qui dépend de la Commission Consultative Départementale de Sécurité et d’Accessibilité (CCDSA) a décidé de l’élaboration d’une carte visant à mieux définir les zones à risques sur le département. Ce travail est actuellement en cours de réalisation par le SDIS avec l’appui du CRAIG, de la DRAAF, de la DDT, du CRPF, de l’ONF et de Météo-France.

  •  La prévision des phénomènes

La prévision consiste, lors des périodes les plus critiques de l'année, en une observation quotidienne des paramètres impliqués dans la formation des incendies, particulièrement les conditions hydrométéorologiques et l'état de la végétation. Météo-France a développé en collaboration avec la Sécurité Civile la production d’un Indice Feu Météo ou IFM pour la France entière, à haute résolution. L’IFM indique, grâce à la prise en compte des conditions météorologiques, le danger global d’incendie (indice synthétisant le danger d’éclosion et le danger de propagation). L’état de la végétation est pris en compte par le biais d’une modélisation de son état grâce au suivi des conditions météorologiques durant toute l’année. La méthode IFM consiste à déterminer cinq sous-indices [combustible disponible, combustible léger, humus, sécheresse, propagation] et l’indice final dit indice Feu Météo. Ces informations sont mises à la disposition des SDIS sous forme cartographique sur un site Internet national Feux de Forêts.

  • La Défense des Forêts Contre les Incendies (DFCI)

Dans les massifs forestiers à risque, les différents points d’eau ont été répertoriés, certains ont même été crées spécifiquement pour la lutte contre les incendies. Depuis 2006, la DDT centralise la cartographie de toutes les voiries forestières empierrées connues, ce qui représente plus de 1000 km de routes, soit environ 70% des voiries existantes. Ces données cartographiques sont à la disposition du SDIS pour servir, lors d'interventions en forêt, à une meilleure circulation des engins de secours et à un accès plus rapide aux éventuels foyers d'incendie. L’objectif est de compléter les données existantes. Aussi, la DDT, par le biais notamment de ses agences territoriales, effectue un travail de vérification sur le terrain (sur la base de données GPS) de l’existence et de la qualité de ces routes non recensées.

  • La réglementation de l’écobuage et des feux de plein air

L’usage du feu mal maîtrisé est une cause fréquente de départ de feux. Ainsi, les mises à feu accidentelles sont à l’origine de la moitié des causes connues des incendies de forêt.

L’arrêté préfectoral du 2 juillet 2012 précise la réglementation de l’écobuage et des feux de plein air. Il précise la nature des matériaux qui peuvent être brûlés et les conditions dans lesquelles l’opération doit être réalisée. Cet arrêté précise la nature des matériaux qui peuvent être brûlés et les conditions dans lesquelles l’opération doit être réalisée.

Cette règlementation ne doit pas faire oublier que la valorisation des déchets végétaux par compostage individuel ou en déchetterie est à privilégier.

En savoir plus

En cas de non respect de la réglementation, les contrevenants risquent une contravention de 38 € (1ère classe) au titre du code pénal et une amende de 750 € au titre du code forestier. En cas de graves préjudices, des poursuites peuvent être engagées pour incendies volontaires de forêt. Si l’incendie est involontaire, les peines prévues sont de 2 ans de prison et 30.000€ d’amende. Fréquemment, 6 mois d’emprisonnement et 3750 € d’amende sont encourus en cas d’application insatisfaisante des prescriptions prévues dans l’arrêté préfectoral. Ces peines peuvent être doublées lorsque l’auteur n’a pas pris les mesures nécessaires pour contenir le sinistre.

Malgré cette réglementation très stricte, les pompiers du Puy-de-Dôme interviennent trop souvent entre le 1er février et le 30 avril sur des feux de végétaux. Même si ces feux ne causent pas toujours des dommages importants, ils dévorent le temps, les moyens des pompiers, l’argent des contribuables et font prendre des risques aux hommes. En mars 2011, le feu d’Anzat le Luguet a nécessité l’intervention de 94 pompiers et de 28 véhicules, celui de St Nectaire a mobilisé 20 pompiers et 9 véhicules, et ce durant plusieurs heures. Quel que soit la période et l’endroit, un feu doit rester sous surveillance permanente, avec à disposition immédiate des moyens nécessaires pour éteindre le feu à tout moment. Une bande de 5 mètres de largeur doit être nettoyée autour de la surface ou du tas à brûler.

 

  • L’information préventive de la population

Elle s’appuie sur le :

- le Dossier Départemental des Risques Majeurs,

- la transmission d’information aux maires (TIM) par la Direction Départementale des Territoires (DDT),

- une communication dans la presse effectuée par la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) en lien avec la DDT,

- la sensibilisation des résidents, promeneurs, et campeurs sur les risques de feux de camp, forestiers et agricoles (écobuages), barbecues, cigarettes, détritus …

- l’éducation des scolaires à la prévention des risques majeur, qui est une obligation dans le cadre de l’éducation à l’environnement pour un développement durable et de l’éducation à la sécurité civile,

- la formation et sensibilisation des professionnels (forestiers, sapeurs-pompiers, élus...).